Sympaphoniquepeople !

9/23/2009

Dancefloor...


Dans les bas fond d'une boite de nuit, d'où n'émane plus les fumées nocives des américaines et autres bâtons de la SEITA, je respirais non sans une certaine aigreur les relans transpireux des multiples trémousseurs de popotins en dégustant un bon vieux Talisker offert par Karim le propriétaire de ces lieux. La conversation ne me passionnait guère et je l'agrémentais de quelques "hum hum" et autres "oui c'est clair" d'une impolitesse certaine mais qui avaient le mérite de jouer le jeux de la relation commerciale comme il est de coutume d'appeler ce genre de blablatage insignifiant. Quelques donzelles éméchées s'époumonaient sur le dancefloor sur un Noir Dez trop écouté mais toujours aussi plaisant. Des mecs à l'allure patibulaire mais presque tournaient autour de celles ci en reluquant qui l'arrière train, qui le décolleté pigeonnant, en espérant secrètement un regard ou un geste suggestif de l'une d'elles. Rien ne venait et les tricards s'en allèrent vers d'autres proies. Je sirotais mon Highland pur malt contemplant ce théâtre quand le Didjèèè nous gratifia d'une magnifique série. Pensez donc: "Song 2" des Blur, "Plug in baby" des Muse, Magic Jonhson des Red Hot et pour finir un "Wait a little while" des géniaux Déportivo. Votre bien aimé serviteur n'a eu d'autre choix que de lever ses miches et d'aller à son tour faire frissonner son caleçon et ses nouvelles baskets sur la piste surchauffée. J'ai envoyé du lourd tant que j'ai pu. Non que je sois danseur émérite mais avouez quand même que la dessus tout le monde danse bien ! Même Nico avec ses ailes écartées et son tempo décalé pourrait paraitre dans le mouv'. Ca nous rappelle les baloches de quand nous avions 20 piges, et c'est comme si ces 10 ans écoulés n'avaient pas eu lieux. On aurait peut être même aimé, du Renaud, du Tri Yann, et le 1/4 d'heure américain ou on sait jamais si il faut inviter les filles ou si ces demoiselles doivent faire le premier pas. C'est nul les boites, y'a plus de slow. Ces moments ou sous une boule à facette un peu désuette, au son de "Still loving you", nous essayons (ou pas) de chopper la minette la plus mignonne de l'asistance sans savoir que c'était la copine de Mister Platine qui profitait des 8mn01 de "Starway to heaven" pour l'embrasser à pleine langue afin d'éloigner tout rapaces à l'horizon. C'est dommage, elle était vraiment jolie la copine du DiDji... Tant pis on reprendra un Blanc pêche pour oublié ça. Mais on ne l'oubliera pas et on reviendra l'année prochaine dans la même salle à la même époque en espérant que le comité des jeunes ai repris le même soneux et qu'il sera en instance de séparation avec sa belle mais qu'elle sera quand même venue juste pour me voir..."sweet dream I made of this..."
Bon mon whisky était vide et Karim ne semblait pas décidé à m'en remettre un autre, pis personnellement, raquer 10 euros pour 4 cl, faut vraiment être bleu métal pour être consentant et ce n'était pas mon cas ce soir la. Tout juste attaquais-je les nuances de gris...
La playlist aussi commençait à me gonfler; nous avions sombré dans de la soupe bien loin de la chevauchée héroïque proposée précédemment. Je suis donc rentré.
En chemin Ô hasard du destin, j'ai croisé la (encore plus) jolie frimousse de (l'ex) copine du MC des campagnes. Son regard a croisé le mien...j'aime à croire que nous nous sommes aimé durant cet échange oculaire, puis elle a continué sa route, heureuse et amoureuse dans les bras d'un homme.
Le lendemain, je me levai bien décidé à arrêter de réver, et tout simplement à vivre.

Merci aux 4cl de Glen Morangie de m'avoir accompagné pendant cette écriture.

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